Verdun, Poste n°5

Juliusz Kaden-Bandrowski

Juliusz Kaden-Bandrowski est un écrivain et essayiste polonais célèbre dans son pays mais pratiquement inconnu en France puisque seules quelques-unes de ses œuvres ont paru en France… entre les deux guerres !
La notice du Larousse dit d’ailleurs seulement ceci :

Écrivain polonais (Rzeszów 1885-Varsovie 1944).
Romancier engagé, il a dépeint la vie des mineurs (Les Ailes noires, 1928-1929) et attaqué violemment le parlementarisme polonais (Mateusz Bigda, 1933).

Auteur de romans politiques et sociaux expressionnistes, Juliusz Kaden-Bandrowski s’engage, en août 1914, dans la première brigade des légions polonaises du général Józef Piłsudski, futur chef de l’état de la Deuxième République de Pologne. Il en devient le chroniqueur.
Après la Première Guerre Mondiale, il prend part à la guerre polono-soviétique (1919-1921), puis s’associe au groupe de poètes expérimentaux polonais Skamander, fondé en 1918, préside le “Związek Zawodowy Literatów Polskich” (Syndicat des écrivains polonais) et devient, en 1933 secrétaire général de la “Polska Akademia Literatury” (Académie polonaise de littérature.)

En 1919, dans son roman Łuk, il décrit les conséquences psychologiques et morales de la guerre.
En 1921, il se rend à Verdun et écrit cette réflexion sur la « Grande bataille ».

 

Ce texte a paru dans la revue La Pologne littéraire le 15 juin 1927.

 

 
Pour en apprendre un tout petit peu plus sur l’auteur, je signale un article de Katia Vandenborre, “La Belgique artistique et littéraire, tribune de l’indépendantisme polonais ?” qui évoque Kaden.
À lire ici
Je signale également un numéro en ligne de Pologne littéraire, revue mensuelle franco-polonaise publiée dans les années 30 et dont le numéro 82 du 15 juillet 1933 s’ouvrait sur un article consacré à l’œuvre de Kaden-Bandrowski.
À lire ici

Quelques mots, enfin, sur le traducteur de ce texte.
Séverin Mavrikevich Romin est né à Varsovie en 1889. Correspondant à Paris de l’Agence Télégraphique Polonaise P.A.T., il sera arrêté en Union soviétique le 27 juillet 1937, accusé d’espionnage et activités terroristes, condamné et exécuté le 1er novembre 1937 à Moscou (puis réhabilité le 9 décembre 1991.)
On retrouve fréquemment sa signature de traducteur dans la presse française des années 30.

 

PS : Si vous débusquez une coquille dans le texte, merci de me l’indiquer, je la corrigerai et mettrai en ligne une version modifiée.

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Photographie de couverture :

In the Argonnes. Dugouts. U.S. National Archives and Records Administration. 1917-1918

Crédits et remerciements :

Source des textes :
Bibliothèque Nationale de France

Licence :

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Version :

version 1.0 — avril 2018